Vos données sont chez dix prestataires. Nous les rendons interrogeables ensemble. C'est la phrase entière de cette prestation : aller lire, à intervalles réguliers, des catalogues que vous ne détenez pas, en extraire les notices, les dédupliquer, les ramener à un modèle unique et les rendre consultables d'une seule requête — sans qu'une personne ait à recopier quoi que ce soit.
Une organisation qui dépend de sources externes vit le même quotidien : dix interfaces, dix vocabulaires, dix identifiants qui ne se recoupent pas, et une recherche à refaire dix fois. Personne ne manque d'information ; tout le monde manque d'un endroit où la poser ensemble. Le travail consiste donc moins à collecter qu'à réconcilier : reconnaître qu'une même entrée existe déjà sous une autre forme, choisir quoi garder, et ne jamais perdre en silence ce qui entre en collision.
Nous avons livré ce module pour une plateforme documentaire scientifique, qui agrège le fonds de dix portails publics sans en héberger le contenu. Le corpus interrogeable y atteint 3 487 672 notices moissonnées chez ces opérateurs. La campagne de référence, mesurée sur l'un d'eux, a chargé 395 115 notices en 2 h 36, à un débit stable d'environ 24 notices par seconde, en reprenant au curseur sans retraiter les 174 010 déjà présentes en base.
C'est aussi le module le mieux couvert de ce dépôt : douze fichiers de tests sur vingt-trois fichiers au total, un lot de travail clos à 38 tâches sur 38, et cinq phases vérifiées au navigateur plutôt que déclarées faites. Le pilotage se fait depuis un back-office dédié, complété par des scripts de passe incrémentale, de rattrapage, de dimensionnement et de contrôle.
Ils valent mieux qu'un argumentaire, parce qu'ils n'auraient pas été trouvés autrement qu'en confrontant le code à une vraie base. Le premier était une collision d'URL : deux notices distinctes revendiquant la même adresse, dont l'une disparaissait sans bruit. Le correctif les fusionne au lieu de les perdre — une perte silencieuse est le pire défaut possible dans ce métier, puisque rien ne la signale.
Le second était un chevauchement de deux moissonnages. La garde en place vérifiait qu'aucun travail n'était en cours avant d'en démarrer un : deux lancements séparés d'une milliseconde sont passés tous les deux. La garde est désormais atomique, prise par la base elle-même le temps de la transaction, et la question ne se pose plus.
Nous tenons à la distinction, y compris quand elle dégonfle le chiffre. Ce qui est moissonné, ce sont des notices : la description d'une ressource, pas la ressource. La plateforme citée plus haut rend interrogeables plusieurs millions de notices tout en n'hébergeant elle-même qu'une poignée de fichiers, et son interface renvoie l'utilisateur vers l'opérateur d'origine. Un prestataire qui vous annoncerait « trois millions de documents » vous vendrait un contresens, et vous exposerait à des questions de droits auxquelles il n'a pas réfléchi.
Le contexte d'origine est documentaire, la mécanique ne l'est pas. Le même besoin se retrouve dans l'agrégation de catalogues fournisseurs, la veille réglementaire, la syndication d'annonces et la consolidation de référentiels métier. Dans tous les cas, ce que vous achetez n'est pas une technologie mais un résultat : votre catalogue et ceux de vos partenaires, interrogeables ensemble, tenus à jour sans intervention.
Unifier les données ne sert à rien si les interroger coûte un moteur de recherche hébergé de plus. Sur ce même projet, la recherche a été ramenée dans la base elle-même : vecteurs de recherche indexés, tolérance aux accents et aux fautes de frappe, classement par pertinence, groupes de synonymes propres au domaine. Le service tiers qui existait auparavant a été retiré, et rien n'a été ajouté pour le remplacer. Ce socle relève de notre prestation backend sur-mesure, dont le moissonnage n'est qu'un usage particulier.
Aucun délai, aucun débit et aucun volume ne sont garantis avant mesure. Les 24 notices par seconde décrivent un portail, un format et un jour : une autre source expose d'autres formats, tolère une autre charge et impose ses propres règles d'usage. Nous ne promettons pas davantage un moissonnage indéfiniment gratuit à exploiter : sur le projet de référence, la base approchait 8,66 Gio pour un plan d'hébergement plafonné à 10 Gio, et c'est le genre de mur qu'on estime avant de le heurter. Le module embarque pour cela un plafond de volumétrie et un interrupteur qui suspend la planification sans redéploiement.
La suite habituelle est un cadrage court : quelles sources, quels formats exposés, quel volume, quelle fréquence, et quelle règle de déduplication fait autorité quand deux entrées se contredisent. Le reste du catalogue d'AzurIT est décrit sur la page nos services.